Les défis propres de l’économie collaborative communautaire

communautaire Publié le 14 juin 2016 par
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Cette consommation collaborative constitue un phénomène de la transition numérique plus intéressant encore que celui de l’économie collaborative marchande.

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Cette tendance se trouve renforcée par l’émergence de l’autre versant – communautaire – de l’économie collaborative, dont le consommateur est déjà l’un des acteurs clés. Dans une étude sur les pratiques de consommation émergentes, l’Observatoire Société et Consommation (ObSoCo) indiquait, en effet, il y a peu, que 93 % des personnes sondées avaient, au cours de l’année passée, eu recours à au moins trois pratiques situées en marge des logiques marchandes traditionnelles.

Cette consommation collaborative (également appelée « P2P » pour peer to peer ou « C2C » pour consumer to consumer) constitue un phénomène de la transition numérique plus intéressant encore que celui de l’économie collaborative marchande, qui maintient le rapport professionnel/consommateur traditionnel en en modifiant l’organisation, mais pas la nature. L’économie collaborative communautaire met, quant à elle, en relation directe des internautes en leur permettant d’échanger espaces, biens, argent ou services, grâce à une plateforme numérique.

Or, l’économie collaborative communautaire, bien que d’essence non professionnelle et non lucrative, comme nous l’avons vu, suscite des inquiétudes, voire l’hostilité, de la part de certains acteurs de l’économie classique qui la perçoivent, malgré son caractère encore souvent embryonnaire, comme une forme de concurrence larvée.

Ces tensions se manifestent essentiellement aujourd’hui dans l’hôtellerie et le transport.

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